Première étape : petite étape », disent les caravaniers persans qui savent bien que, le soir du départ, chacun s'aperçoit qu'il a oublié quelque chose à la maison. D'ordinaire, on ne fait qu'un pharsar. Il faut que les étourdis puissent encore aller et revenir avant le lever du soleil. Cette part faite à la distraction m'est une raison de plus d'aimer la Perse. Je ne crois pas qu'il existe dans ce pays une seule disposition pratique qui néglige l'irréductible imperfection de l'homme.

Translation: First stage: small stage", say the Persian caravaneers who know so well that, the first evening, everyone realises that he's forgotten something at home. Normally, one covers no more than a "pharsar" (around 6km). The careless should be able to go home and come back before sunrise. This concession to distraction is one more thing I love about Persia. I don't think there's a single practical measure in this country that neglects the irreducible imperfection of man.