In the history of humanity there are no civilizations or cultures which fail to manifest, in one or a thousand ways, this need for an absolute that i… - Eugène Ionesco

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In the history of humanity there are no civilizations or cultures which fail to manifest, in one or a thousand ways, this need for an absolute that is called heaven, freedom, a miracle, a lost paradise to be regained, peace, the going beyond History... There is no religion in which everyday life is not considered a prison; there is no philosophy or ideology that does not think that we live in alienation.... Humanity has always had a nostalgia for the freedom that is only beauty, that is only real; life, plenitude, light.

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About Eugène Ionesco

Eugène Ionesco (26 November 1909 – 29 March 1994), born Eugen Ionescu, was a Romanian playwright and dramatist, one of the foremost playwrights of Theatre of the Absurd.

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Also Known As

Native Name: Eugen Ionescu
Alternative Names: Ionesco Eugen Ionesco Eugene Ionesco

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Additional quotes by Eugène Ionesco

Atunci, stimată doamnă, cred că nu mai încape nici o îndoială, ne-am mai văzut, iar dumneavoastră sunteţi chiar soţia mea.

Politicians are either there or here or totally at home. Their finitude is more than sufficient unto itself. I don’t mean to imply that I’m any better than they which does not mean that they are any better than I. Which doesn’t mean anything at all.

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Rhinocéros , Eugène Ionesco

Le Vieux Monsieur et le Logicien vont s’asseoir à l’une des tables de la terrasse, un peu à droite et derrière Jean et Bérenger.
Bérenger, à Jean : Vous avez de la force.
Jean : Oui, j’ai de la force, j’ai de la force pour plusieurs raisons. D’abord, j’ai de la force parce que j’ai de la force, ensuite j’ai de la force parce que j’ai de la force morale. J’ai aussi de la force parce que je ne suis pas alcoolisé. Je ne veux pas vous vexer, mon cher ami, mais je dois vous dire que c’est l’alcool qui pèse en réalité.
Le Logicien, au Vieux Monsieur : Voici donc un syllogisme exemplaire. Le chat a quatre pattes. Isidore et Fricot ont chacun quatre pattes. Donc Isidore et Fricot sont chats.
Le Vieux Monsieur, au Logicien : Mon chien aussi a quatre pattes.
Le Logicien, au Vieux Monsieur : Alors c’est un chat.
Bérenger, à Jean : Moi, j’ai à peine la force de vivre. Je n’en ai plus envie peut-être.
Le Vieux Monsieur, au Logicien après avoir longuement réfléchi : Donc logiquement mon chien serait un chat.
Le Logicien, au Vieux Monsieur : Logiquement, oui. Mais le contraire est aussi vrai.
Bérenger, à Jean : La solitude me pèse. La société aussi.
Jean, à Bérenger : Vous vous contredisez. Est-ce la solitude qui pèse, ou est-ce la multitude ? Vous vous prenez pour un penseur et vous n’avez aucune logique.
Le Vieux Monsieur, au Logicien : C’est très beau la logique.
Le Logicien, au Vieux Monsieur : A condition de ne pas en abuser.
Bérenger, à Jean : C’est une chose anormale de vivre.
Jean : Au contraire. Rien de plus naturel. La preuve : tout le monde vit.
Bérenger : Les morts sont plus nombreux que les vivants. Leur nombre augmente. Les vivants sont rares.
Jean : Les morts, ca n’existe pas, c’est le cas de le dire !… Ah ! ah !… (Gros rire) Ceux-là aussi vous pèsent ? Comment peuvent peser des choses qui n’existent pas ?
Bérenger: Je me demande moi-même si j’existe !
Jean, à Bérenger : Vous n’existez pas, mon cher, parce que vous ne pensez pas ! Pensez

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