Damien, les poètes se sont trompés: est-ce l'esprit du mal qui est l'ange déchu? C'est celui de l'amour, qui, après le grand oeuvre, ne voulut pas qu… - Alfred de Musset
" "Damien, les poètes se sont trompés: est-ce l'esprit du mal qui est l'ange déchu? C'est celui de l'amour, qui, après le grand oeuvre, ne voulut pas quitter la terre, et, tandis que ses frères remontaient au ciel, laissa tomber ses ailes d'or en poudre aux pieds de la beauté qu'il avait créée.
About Alfred de Musset
Alfred Louis Charles de Musset-Pathay (11 December 1810 – 2 May 1857) was a French dramatist, poet, and novelist. Along with his poetry, he is known for writing the autobiographical novel La Confession d'un enfant du siècle (The Confession of a Child of the Century).
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Additional quotes by Alfred de Musset
LE PRINCE
Est-ce de l’époux ou de l’amant que vous avez peur ?
LAURETTE
C’est de la nuit.
LE PRINCE
Elle est perfide aussi, mais elle est discrète. Qu’oserez-vous lui confier ?... La réponse au billet ?
LAURETTE
Qu’en dirait-elle ?
LE PRINCE
Elle n’en laissera rien voir à l’époux.
Elle lui donne le billet ; il le déchire.
Ne la craignez pas, Laurette. Le secret d’une jeune fiancée est fait pour la nuit ; elle seule renferme les deux grands secrets du bonheur : le plaisir et l’oubli.
LAURETTE
Mais le chagrin ?
LE PRINCE
C’est une réflexion ; et il est si facile de la perdre !
LAURETTE
Est-ce aussi un secret ?
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Était-ce un connaisseur en matière de femme,
Cet écrivain qui dit que, lorsqu'elle sourit,
Elle vous trompe; elle a pleuré toute la nuit?
Ah! s'il est vrai qu'un œil plein de joie et de flamme,
Une bouche riante et de légers propos
Cachent des pleurs amers et des nuits de sanglots;
S'il est vrai que l'acteur ait l'âme déchirée
Quand le masque est fardé de joyeuses couleurs,
Qu'est-ce donc quand la joue est ardente et plombée,
Quand le masque lui-même est inondé de pleurs ?
Je ne sais si jamais l'éternelle justice
A du plaisir des dieux fait un plaisir permis ;
Mais, s'il m'était donné de dire à quel supplice
Je voudrais condamner mon plus fier ennemi,
C'est toi, pâle souci d'une amour dédaignée,
Désespoir misérable et qui meurs ignoré,
Oui, c'est toi, ce serait ta lame empoisonnée
Que je voudrais briser dans un cœur abhorré !
Savez-vous ce que c'est que ce mal solitaire ?
Ce qu'il faut en souffrir seulement pour s'en taire ?
Pour que toute une mer d'angoisses et de maux
Demeure au fond du crâne, entre deux faibles os ?...