Damien, les poètes se sont trompés: est-ce l'esprit du mal qui est l'ange déchu? C'est celui de l'amour, qui, après le grand oeuvre, ne voulut pas qu… - Alfred de Musset

" "

Damien, les poètes se sont trompés: est-ce l'esprit du mal qui est l'ange déchu? C'est celui de l'amour, qui, après le grand oeuvre, ne voulut pas quitter la terre, et, tandis que ses frères remontaient au ciel, laissa tomber ses ailes d'or en poudre aux pieds de la beauté qu'il avait créée.

French
Collect this quote

About Alfred de Musset

Alfred Louis Charles de Musset-Pathay (11 December 1810 – 2 May 1857) was a French dramatist, poet, and novelist. Along with his poetry, he is known for writing the autobiographical novel La Confession d'un enfant du siècle (The Confession of a Child of the Century).

Biography information from Wikipedia

Also Known As

Alternative Names: Alfred Louis Charles de Musset-Pathay Alfred De Musset Louis Charles Alfred Musset Alfred de Musset-Pathay Alfred Louis Charles de Musset
Go Premium

Support Quotewise while enjoying an ad-free experience and premium features.

View Plans

Related quotes. More quotes will automatically load as you scroll down, or you can use the load more buttons.

Additional quotes by Alfred de Musset

Voilà ce que c'est que la faiblesse humaine ! Es-tu de force à avoir celle-là ? Es-tu un homme ? prends garde au dégoût ; c'est encore un mal incurable ; un mort vaut mieux qu'un vivant dégoûté de vivre. As-tu un cœur ? prends garde à l'amour ; c'est pis qu'un mal pour un débauché, c'est un ridicule ; les débauchés payent leurs maîtresses, et la femme qui se vend n'a droit de mépris que sur un seul homme au monde, celui qui l'aime. As-tu des passions ? prends garde à ton visage ; c'est une honte pour un soldat de jeter son armure, et pour un débauché de paraître tenir à quoi que ce soit ; sa gloire consiste à ne toucher à rien qu'avec des mains de marbre frottées d'huile, sur lesquelles tout doit glisser. As-tu une tête chaude ? si tu veux vivre, apprends à tuer ; le vin est parfois querelleur. As-tu une conscience ? prends garde à ton sommeil ; un débauché qui se repent trop tard est comme un vaisseau qui prend l'eau : il ne peut ni revenir à terre ni continuer sa route ; les vents ont beau le pousser, l'Océan l'attire ; il tourne sur lui-même, et disparaît. Si tu as un corps, prends garde à la souffrance ; si tu as une âme, prends garde au désespoir. O malheureux ! prends garde aux hommes !

Poets represent love as sculptors design beauty, as musicians create melody; that is to say, endowed with an exquisite nervous organization, they gather up with discerning ardor the purest elements of life, the most beautiful lines of matter, and the most harmonious voices of nature. There lived, it is said, at Athens a great number of beautiful girls; Praxiteles drew them all one after another; then from these diverse types of beauty, each one of which had its defects, he formed a single faultless beauty and created Venus. The man who first created a musical instrument, and who gave to harmony its rules and its laws, had for a long time listened to the murmuring of reeds and the singing of birds. Thus the poets, who understand life, after knowing much of love, more or less transitory, after feeling that sublime exaltation which real passion can for the moment inspire, eliminating from human nature all that degrades it, created the mysterious names which through the ages fly from lip to lip: Daphnis and Chloe, Hero and Leander, Pyramus and Thisbe.

To try to find in real life such love as this, eternal and absolute, is but to seek on public squares a woman such as Venus, or to expect nightingales to sing the symphonies of Beethoven.

Loading...