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" "Je comprends. On a placé ta froide main dans la main du vassal insolent, décoré des pouvoirs du maître ; la royale procuration, sanctionnée par l’officieux chapelain de Son Excellence, a réuni aux yeux du monde deux êtres inconnus l’un à l’autre. Je suis au fait de ces cérémonies. Et toi, ton coeur, ta tête, ta vie, marchandés par entremetteurs, tout a été vendu au plus offrant ; une couronne de reine t’a faite esclave pour jamais ; et cependant ton fiancé, enseveli dans les délices d’une cour, attend nonchalamment que sa nouvelle épouse... ( RAZETTA )
Alfred Louis Charles de Musset-Pathay (11 December 1810 – 2 May 1857) was a French dramatist, poet, and novelist. Along with his poetry, he is known for writing the autobiographical novel La Confession d'un enfant du siècle (The Confession of a Child of the Century).
Biography information from Wikipedia
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All men are liars, fickle, chatterers, hypocrites, proud or cowardly, despicable, sensual ; all women faithless, tricky, vain, inquisitive, and depraved. The world is only a bottomless cesspool, where the most shapeless sea-beasts climb and writhe on mountains of slime. But there is in the world a thing holy and sublime — the union of two of these beings, imperfect and frightful as they are. One is often deceived in love, often wounded, often unhappy ; but one loves, and on the brink of the grave one turns to look back and says : I have suffered often, sometimes I have been mistaken, but I have loved. It is I who have lived, and not a spurious being bred of my pride and my sorrow
Qu’une semblable ivresse existât quand on aime, cela ne m’était pas nouveau ; je savais ce que c’était que cette auréole dont rayonne la bien-aimée. Mais exciter de tels battements de cœur, évoquer de pareils fantômes, rien qu’avec sa beauté, des fleurs et la peau bigarrée d’une bête féroce ! avec de certains mouvements, une certaine façon de tourner en cercle, qu’elle a apprise de quelque baladin, avec les contours d’un beau bras ; et cela sans une parole, sans une pensée, sans qu’elle daigne paraître le savoir ! Qu’était donc le chaos, si c’est là l’œuvre des sept jours ?
Ce n’était pourtant pas de l’amour que je ressentais, et je ne puis dire autre chose sinon que c’était de la soif. Pour la première fois de ma vie je sentais vibrer dans mon être une corde étrangère à mon cœur. La vue de ce bel animal en avait fait rugir un autre dans mes entrailles.