Les sujets m'obsèdent. Quand je ferme les yeux, je vois une armée, un monde de création se peindre et s'agiter dans mon cerveau. Quand je rouvre les … - George Sand

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Les sujets m'obsèdent. Quand je ferme les yeux, je vois une armée, un monde de création se peindre et s'agiter dans mon cerveau. Quand je rouvre les yeux, tout cela disparaît. [...] Et quand je m'approche de cette table maudite, la lave se fige et l'inspiration se refroidit. Pendant le temps d'apprêter une feuille de papier et de tailler ma plume, l'ennui me gagne ; l'odeur de l'encre me donne des nausées. Et puis cette horrible nécessité de traduire par des mots et d'aligner en pâtes de mouches des pensées ardentes, vives, mobiles comme les rayons du soleil teignant les nuages de l'air.

French
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About George Sand

Amandine-Aurore-Lucile Dupin, baronne Dudevant (1 July 1804 – 8 June 1876), most famous under her pseudonym George Sand, was a French novelist and a pioneer of feminism.

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Also Known As

Alternative Names: Amantine Lucile Aurore Dupin Amandine Lucile Aurore Dupin Baroness Dudevant Jules Sand Lucie Dudevant Aurore Amantine Lucile Dupin Aurore Amantine Lucile Sand Amandine-Aaurore-Lucile Dupin George nee Dupin Sand Mrs. George Sand Georges Sand Amandine-Aurore-Lucile Dudevant Amandine-Aaurore-Lucile Dudevant Lucile Aurore Dupin A.A.L. Dudevant-Dupin
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Additional quotes by George Sand

Con mi salvaje orgullo, debería haber sido una mujer superior y escoger de un vistazo, como un águila, entre todos aquellos hombres insulsos, falsos y vacuos, uno de esos seres verdaderos y nobles que son escasos y excepcionales en todos los tiempos. Era demasiado ignorante, demasiado limitada para eso. A fuerza de vivir, adquirí más juicio, me di cuenta de que algunos de entre ellos, que en mi odio había confundido, merecían otros sentimientos. Pero para entonces ya era demasiado vieja.

But, alas, I have such a limited spirit, so feeble a memory, that I can’t make any progress. This long illness has parched my poor head. How painful it is to me to open these big books! The odor of damp parchment makes me faint, and all the letters aligned and printed with discouraging symmetry make me dizzy. [...] Just yesterday I confused “objectivity” with “subjectivity” and last night I dreamed about the definition of the absolute. I dreamed I was in a beautiful meadow and watched the flow of a stream of living water. It seemed to me that there were some words written in the depths of its
transparent bed, and I read there all sorts of beautiful things, as though in a book.

Le mal du pays fait cet effet-là à tout le monde : il transforme les objets de nos souvenirs en idéalités poétiques, dont les qualités grandissent à nos yeux, tandis que les défauts s'adoucissent toujours avec le temps et l'absence, et vont jusqu'à s'effacer dans notre imagination.

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