There is more to Jewish history than Auschwitz. - Romain Gary

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There is more to Jewish history than Auschwitz.

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About Romain Gary

Romain Gary, born Romain Kacew (8 May 1914 - 2 December 1980) was a Jewish-French novelist, film director, WWII pilot and diplomat. He wrote under many pseudonyms including Shatan Bogat, Rene Deville and Fosco Sinibaldi. He is the only author to have won the Prix Goncourt twice, once under his own name and again under the pseudonym Émile Ajar.

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Alternative Names: Émile Ajar Emile Ajar Fosco Sinibaldi Shatan Bogat René Deville Roman Kacew
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Additional quotes by Romain Gary

آدم می‌تواند پیر شود و بمیرد یا به مقامات عالی دست یابد، درحالی‌که کودکی در درونش، در تاریکی، شلوار کوتاه به پا، نشسته و مشتاق محبت و توجه است.

finalement, éperdu d'amour et au comble de la frénésie érotique, je m'assis dans l'herbe et j'enlevai un de mes souliers en caoutchouc. — Je vais le manger pour toi, si tu veux. Si elle le voulait I Ha! Mais bien sûr qu'elle le voulait, voyons! C'était une vraie petite femme. — - Elle posa son cerceau par terre et s'assit sur ses ta-lons. Je crus voir dans ses yeux une lueur d'estime. Je n'en demandais pas plus. Je pris mon canif et enta-mai le caoutchouc. Elle me regardait faire. — Tu vas le manger cru ? — Oui.

J'avalai un morceau, puis un autre. Sous son regard enfin admiratif, je me sentais devenir vraiment un homme. Et j'avais raison. Je venais de faire mon apprentissage. J'entamai le caoutchouc encore plus profondément, soufflant un peu, entre les bouchées, et je continuai ainsi un bon moment, jusqu'à ce qu'une sueur froide me montât au front. Je continuai même un peu au-delà, serrant les dents, luttant contre la nausée, ramassant toutes mes forces pour demeurer sur le terrain, comme il me fallut le faire tant de fois, depuis, dans mon métier d'homme.

Je fus très malade, on me transporta à l'hôpital, ma mère sanglotait, Aniela hurlait, les filles de l'atelier geignaient, pendant qu'on me mettait sur un brancard dans l'ambulance. J'étais très fier de moi.

Mon amour d'enfant m'inspira vingt ans plus tard mon premier roman Éducation européenne, et aussi certains passages du Grand Vestiaire.

Pendant longtemps, à travers mes pérégrinations, j'ai transporté avec moi un soulier d'enfant en caoutchouc, entamé au couteau. J'avais vingt-cinq ans, puis trente, puis quarante, mais le soulier était toujours là, à portée de la main. J'étais toujours prêt à m'y attabler, à donner, une fois de plus, le meilleur de moi-même. Ça ne s'est pas trouvé. Finalement, j'ai abandonné le soulier quelque part derrière moi. On ne vit pas deux fois.
(La promesse de l'aube, ch. XI)

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