There are undeniably certain kinds of knowledge that must be of a general nature and, more importantly, a certain cultivation of the mind and character that nobody can afford to be without. People obviously cannot be good craftworkers, merchants, soldiers or businessmen unless, regardless of their occupation, they are good, upstanding and – according to their condition – well-informed human beings and citizens. If this basis is laid through schooling, vocational skills are easily acquired later on, and a person is always free to move from one occupation to another, as so often happens in life.

Es gibt schlechterdings gewisse Kenntnisse, die allgemein sein müssen, und noch mehr eine gewisse Bildung der Gesinnungen und des Charakters, die keinem fehlen darf. Jeder ist offenbar nur dann ein guter Handwerker, Kaufmann, Soldat und Geschäftsmann, wenn er an sich und ohne Hinsicht auf seinen besonderen Beruf ein guter, anständiger, seinem Stande nach aufgeklärter Mensch und Bürger ist. Gibt ihm der Schulunterricht, was hierfür erforderlich ist, so erwirbt er die besondere Fähigkeit seines Berufs nachher so leicht und behält immer die Freiheit, wie im Leben so oft geschieht, von einem zum andern überzugehen.

Vous savez, Madame, que j’ajoute un grand prix à l’étude des nuances qu’il y a entre le caractère des diférentes nations, et je crois pouvoir démontrer un jour qu’à moins de n’en venirjusque là, jusqu’à développer le caractère de chaque nation, je dirais même de chaque peuplade d’après ses nuances individuelles, on travaillera toujours en vain tant en morale, qu’en politique. On s’occupe beaucoup trop peu de l’homme et beaucoup trop des ouvrages qu’il fait et des institutions qui doivent le diriger, et on néglige surtout de l’étudier dans l’ensemble de son individu. C’est là surtout ce qui rend, ce me semble, la philosophie en France si vague et la poésie pour la plupart aussi froide et peu intéressante. Tout ce qui ne consiste qu’en généralités, tou- jours abstraites, ne saurait all au cœur ni être appliqué avec fruit à la vie sociale. C’est encore là pourquoi le système de la perfectibilité trouve plus d’adversaires en France qu’en nul autre pays. Car ce système, comme vous l’avez si bien démontré, ne se fonde que sur ce que le développe- ment des facultés de l’homme ne connait aucunes bornes que l’homme lui-même pût leur as- signer. On ne peut le combattre qu’en s’attachant aux choses, aux ouvrages qu’il produit. On part de l’idée déterminée et circonscrite qu’on s’est formé de ces ouvrages et il est aisé de dire pour lors qu’il serait impossible d’aller plus loin. Il est si facile de voir les résultats heureux que produit la diférence entre le génie et le caractère des individus comme des nations; on n’a qu’à comparer la littérature français et allemande pour s’en convaincre. Néanmoins on voudrait se priver de ces mêmes avantages et au lieu de cultiver, de développer et de purifier la société des caractères, on voudrait l’annuler, et n’établir partout qu’une même manière de voir, de penser et de s’énoncer. On ne voit donc qu’il doit nécessairement chercher de nouveaux idiomes puisqu’il entrevoit toujours des idées que ceux qu’il connait, n’expriment qu’imparfait