French novelist and essayist (1903-1987)
Marguerite Cleenewerck de Crayencour (June 8 1903 – December 17 1987) was a Belgian-born French novelist who wrote under the pseudonym Marguerite Yourcenar. She was the first woman to be elected to the Académie française.
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Alternative Names:
Yourcenar
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Marguerite Cleenewerck de Crayencour
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Marguerite de Crayencour
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Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour
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Je condamne l'ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu'on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J'ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l'éducation de l'enfant. Je pense qu'il faudrait des études de base, très simples, où l'enfant apprendrait qu'il existe au sein de l'univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu'il dépend de l'air, de l'eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire. Il apprendrait que les hommes se sont entre-tués dans des guerres qui n'ont jamais fait que produire d'autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil. On lui apprendrait assez du passé pour qu'il se sente relié aux hommes qui l'ont précédé, pour qu'il les admire là où ils méritent de l'être, sans s'en faire des idoles, non plus que du présent ou d'un hypothétique avenir. On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts. On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n'osent plus donner dans ce pays. En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celles du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d'avance certains odieux préjugés. On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est
In alchemical treatises, the formula L'Oeuvre au Noir … designates what is said to be the most difficult phase of the alchemist's process, the separation and dissolution of substance. It is still not clear whether the term applied to daring experiments on matter itself, or whether it was understood to symbolize trials of the mind in discarding all forms of routine and prejudice. Doubtless it signified one or the other meaning alternately, or perhaps both at the same time.
But even the longest dedication is too short and too commonplace to honor a friendship so uncommon. When I try to define this asset which has been mine now for years, I tell myself that such a privilege, however rare it may be, is surely not unique; that in the whole adventure of bringing a book successfully to its conclusion, or even in the entire life of some fortunate writers, there must have been sometimes, in the background, perhaps, someone who will not let pass the weak or inaccurate sentence which we ourselves would retain, out of fatigue; someone who would re-read with us for the twentieth time, if need be, a questionable page; someone who takes down for us from the library shelves the heavy tomes in which we may find a helpful suggestion, and who persists in continuing to peruse them long after weariness has made us give up; someone who bolsters our courage and approves, or sometimes disputes, our ideas; who shares with us, and with equal fervor, the joys of art and of living, the endless work which both require, never easy but never dull; someone who is neither our shadow nor our reflection, nor even our complement, but simply himself; someone who leaves us ideally free, but who nevertheless obliges us to be fully what we are. Hospes Comesque.