"Every human being needs a set of norms and rules, traditions and customs, transmitted from the older to the younger; without those norms, the individual would never achieve the fullness of his humanity, but would be reduced to the condition of the 'Wild Child", condemned to anomie, in other words to the absence of all law and all order- an absence that can create severe disturbances.

L’insoumission aux ordres : tel est aussi le principe du comportement digne d’une autre pensionnaire extraordinaire des camps, Milena Jesenska, journaliste tchèque et ancienne amie de Kafka. Après l’occupation de son pays par les Allemands, elle se retrouve à Ravensbrück, où elle rencontre, en la personne de Margarete Buber-Neumann, une amie (et, plus tard, une biographe) hors pair. Milena peut affirmer sa dignité à travers les gestes les plus anodins, dont le dénominateur commun est le mépris pour l’ordre arbitraire qui règne dans le camp. « Jamais elle ne s’intégrait correctement aux rangs par cinq, jamais elle ne se tenait comme le prescrivait le règlement lors des appels, elle ne se hâtait pas lorsqu’il fallait exécuter un ordre, elle ne flattait pas ses supérieurs. Pas un mot qui sortait de sa bouche n’était “conforme à l’ordre du camp” » (Milena, 21).

Aucune force ne peut supprimer cet ultime choix, ne peut priver l’être humain de cette forme-là de la liberté, qui lui donne, de fait, sa qualité d’« être humain », qui lui permet, en toutes circonstances, de rester humain. La contrainte (et donc la détermination par le milieu) ne peut jamais être totale : « L’on peut tout enlever à l’homme, au camp de concentration, excepté une chose : l’ultime liberté de choisir telle ou telle attitude devant les conditions qui lui sont imposées » (Frankl,

Wars are motivated by the need to seize the wealth of our neighbours, to wield power, to protect ourselves from real or imagined threats: in short they have, as we have seen, political, social, economic or demographic causes. There is no need to refer to Islam or the clash of civilizations to explain why the Afghans or the Iraqis resist the western military forces occupying their countries. Nor to speak of anti-Jewish sentiment or anti-Semitism to understand the reasons why the Palestinians are not overjoyed by the Israeli occupation of their lands.

paru comme les incarnations de ce souci de l’autre. Pour Primo Levi, c’est, par exemple, Lorenzo le maçon, un non-juif italien, réquisitionné comme main-d’œuvre, qui lui apporte quotidiennement, ainsi qu’à un autre Italien, un baquet de soupe supplémentaire.

Just after the 11 September 2001 attacks, the Turkish writer Orhan Pamuk (who later won the Nobel Prize) observed, in Istanbul, the ordinary and peaceable inhabitants of the city displaying great joy at the collapse of the Twin Towers. What was the explanation? ‘It is neither Islam nor even poverty itself that directly engenders support for terrorists whose ferocity and ingenuity are unprecedented in human history; it is, rather, the crushing humiliation that has infected the third-world countries.

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que réside sa faiblesse, est un monde unidimensionnel, qui ne comporte que deux termes opposés : nous et eux, ami et ennemi, courage et lâcheté, héros et traître, noir et blanc. Ce système de références convient bien à une situation orientée vers la mort mais non à celles de la vie. A

Dans la vie du héros, certaines qualités humaines sont plus prisées que d’autres. La première, peut-être, est la fidélité à un idéal – fidélité que l’on apprécie en elle-même, indépendamment de la nature de cet idéal (c’est pourquoi on peut admirer un ennemi-héros). Le héros est, en ce sens, le contraire du traître : il ne trahit jamais, quelles que soient les circonstances (cela

When ‘all is permitted’ in the fight against terror, a counter-terrorist starts to become indistinguishable from the initial terrorist. Furthermore, all the terrorists in the world think they are counter-terrorists, merely responding to a prior act of terror. They are not the only ones: it is always possible, and easy, to find a prior violence that supposedly justifies our present violence. But, on this way of reckoning, war will never end.