Our students wanted to know everything: but only the newest theory seemed to them worth bothering with. Knowing nothing of the intellectual achievements of the past, they kept fresh and intact their enthusiasm for 'the latest thing'. Fashion dominated their interest: they valued ideas not for themselves but for the prestige that they could wring from them.
French anthropologist and ethnologist (1908–2009)
Claude Lévi-Strauss (28 November 1908 - 30 October 2009) was a French anthropologist and ethnologist whose work was key in the development of the theory of structuralism and structural anthropology.
From: Wikiquote (CC BY-SA 4.0)
Alternative Names:
Klod Levi-Stros
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Claude Levi-Strauss
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Claude Gustave Levi-Strauss
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Lévi-Strauss, Claude
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קלוד לוי-שטראוס
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From time to time, too, and for the space of two or three paces, an image or an echo would rise up from the recesses of time: in the little streets of the beaters of silver and gold, for instance, there was a clear, unhurried tinkling, as if a djinn with a thousand arms was absent-mindedly practising on a xylophone.
Kuyumculuk ve mücevheratçılık, insanların muhayyilesinin kendini özgür zannettiği sanatlardır küşkusuz. Ama en ipe sapa gelmez fanteziler bile, dünyanın bir parçası olan ve dünyayı dışarıdan tanımadan önce, salt yaratıcılık ürünü eserler verdiğini zannederek dünya gerçekliklerinin birkaçını kendi içinde seyre dalan insan zihninin ürünüdür. z
"La civilisation occidentale s'est entièrement tournée, depuis deux ou trois siècles, vers la mise à la disposition de l'homme de moyens mécaniques de plus en plus puissants. Si l'on adopte ce critère, on fera de la quantité d'énergie disponible par tête d'habitant l'expression du plus ou moins haut degré de développement des sociétés humaines. La civilisation occidentale, sous sa forme nord-américaine, occupera la place de tête, les sociétés européennes venant ensuite, avec, à la traîne, une masse de sociétés asiatiques et africaines qui deviendront vite indistinctes. Or ces centaines ou même ces milliers de sociétés qu'on appelle "insuffisamment développées" et "primitives", qui se fondent dans un ensemble confus quand on les envisage sous le rapport que nous venons de citer (et qui n'est guère propre à les qualifier, puisque cette ligne de développement leur manque ou occupe chez elles une place très secondaire), elles se placent aux antipodes les unes des autres ; selon le point de vue choisi, on aboutirait donc à des classements différents.
Si le critère retenu avait été le degré d'aptitude à triompher des milieux géographiques les plus hostiles, il n'y a guère de doute que les Eskimos d'une part, les Bédouins de l'autre, emporteraient la palme. (p.36)"
When the European looks down on this land, divided into minute lots and cultivated to the last acre, he experiences an initial feeling of familiarity. But the way the colours shade into each other, the irregular outlines of the fields and the rice-swamps which are constantly rearranged in different patterns, the blurred edges which look as if they had been roughly stitched together, all this is part of the same tapestry, but — compared to the clearly defined forms and colours of a European landscape — it is like a tapestry with the wrong side showing.
[A propos du faux évolutionnisme] Il s'agit d'une tentative pour supprimer la diversité des cultures tout en feignant de la reconnaître pleinement. Car, si l'on traite les différents états où se trouvent les sociétés humaines, tant anciennes que lointaines, comme des stades ou des étapes d'un développement unique qui, partant du même point, doit les faire converger vers le même but, on voit bien que la diversité n'est plus qu'apparente. L'humanité devient une et identique à elle-même ; seulement, cette unité et cette identité ne peuvent se réaliser que progressivement et la variété des cultures illustre les moments d'un processus qui dissimule une réalité plus profonde ou en retarde la manifestation.
"Nous savons aujourd'hui que les peuples qualifiés de "primitifs", ignorant l'agriculture et l'élevage, ou ne pratiquant qu'une agriculture rudimentaire, parfois sans connaissance de la poterie et du tissage, vivant principalement de chasse et de pêche, de cueillette et de ramassage des produits sauvages, ne sont pas tenaillés par la crainte de mourir de faim et l'angoisse de ne pouvoir survivre dans un milieu hostile.
Leur petit effectif démographique, leur connaissance prodigieuse des ressources naturelles leur permettent de vivre dans ce que nous hésiterions sans doute à nommer l'abondance. Et pourtant -des études minutieuses l'ont montré en Australie, en Amérique du Sud, en Mélanésie et en Afrique-, de deux à quatre heures de travail quotidien suffisent amplement à leurs membres actifs pour assurer la subsistance de toutes les familles, y compris les enfants et les vieillards qui ne participent pas encore ou ne participent plus à la production alimentaire. Quelle différence avec le temps que nos contemporains passent à l'usine ou au bureau !
Il serait donc faux de croire ces peuples esclaves des impératifs du milieu. Bien au contraire, ils jouissent vis-à-vis du milieu d'une plus grande indépendance que les cultivateurs et les éleveurs. Ils disposent de plus de loisirs qui leur permettent de faire une large place à l'imaginaire, d'interposer entre eux et le monde extérieur, comme des coussins amortisseurs, des croyances, des rêveries, des rites, en un mot toutes ces formes d'activité que nous appellerions religieuse et artistique."
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