French novelist and memoirist (1804–1876)
Amandine-Aurore-Lucile Dupin, baronne Dudevant (1 July 1804 – 8 June 1876), most famous under her pseudonym George Sand, was a French novelist and a pioneer of feminism.
From: Wikiquote (CC BY-SA 4.0)
Alternative Names:
Amantine Lucile Aurore Dupin
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Amandine Lucile Aurore Dupin
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Baroness Dudevant
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Jules Sand
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Lucie Dudevant
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Aurore Amantine Lucile Dupin
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Aurore Amantine Lucile Sand
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Amandine-Aaurore-Lucile Dupin
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George nee Dupin Sand
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Mrs. George Sand
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Georges Sand
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Amandine-Aurore-Lucile Dudevant
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Amandine-Aaurore-Lucile Dudevant
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Lucile Aurore Dupin
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A.A.L. Dudevant-Dupin
From Wikidata (CC0)
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Ach, das ist süß. Das unbestimmte Leiden der Seele, die sucht, wartet, sich sehnt, sich selbst nicht kennt, die die Wunder des künftigen Lebens erbaut und die Trümmer des verflossenen wiederaufrichtet, dieses zarte, traurige Streben nach einem unbekannten Gut, das sich nie offenbart und nie erschöpft, all das ist das Leben der Seele. Unglücklich sind diejenigen, die das nicht wissen und ihren Ehrgeiz auf irdische Güter lenken!
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It is warm, I am alive, I am calm and sad, I hardly know why. In this existence so even, so tranquil, and so gentle as I have here, I am in an element that weakens me morally while strengthening me physically; and I fall into melancholies of honey and roses which are none the less melancholy. It seems to me that all those I love forget me, and that it is justice, because I live a selfish life having nothing to do for any one of them.
Quand je vis avec mes semblables, ma pensée s'occupe d'eux si exclusivement, soit pour les aider à vivre bien, soit pour comprendre pourquoi ils vivent mal, que j'oublie absolument de vivre pour mon compte. Quand je m'aperçois que j'ai fait pour eux mon possible et que je ne leur suis plus nécessaire, ou, ce qui arrive plus souvent, que je ne leur suis bon à rien, j'éprouve le besoin de vivre avec ce moi intérieur qui s'identifie à la nature et au rêve de la vie dans l'éternel et dans l'infini. La nature, je le sais, parle dans l'homme plus que dans les arbres et les rochers; mais elle y parle follement, elle y est plus souvent délirante que sage, elle y est pleine d'illusions ou de mensonges. Les animaux sauvages eux-mêmes sont tourmentés d'un besoin d'existence qui nous empêche de savoir ce qu'ils pensent et si leurs obscures manifestations ne sont pas trompeuses. Dès qu'ils subissent des besoins et des passions, ils doivent les satisfaire à tout prix, et toute logique de leur instinct de conservation doit céder à cette sauvage logique de la faim et de l'amour. Où donc trouver, où donc surprendre la voix du vrai absolu dans la nature? Hélas, dans le silence des choses inertes, dans le mutisme de ce qui ne ment pas! la face impassible du rocher qui boit le soleil, le front sans ombre du glacier qui regarde la lune, la morne altitude des lieux inaccessibles, exercent sur nous un rassérénement inexplicable. Là, nous nous sentons comme suspendus entre ciel et terre, dans une région d'idées où il ne peut y avoir que Dieu ou rien, et, s'il n'y a rien, nous sentons que nous ne sommes rien nous-mêmes et que nous n'existons pas; car rien ne peut se passer de sa raison d'être.